ARTVERONA 10/08 - ABOUT
BVA shows a new installation named "with our compliments, suspicious minds" ou "VIDEOS Lustre 10 -2008" at SLAM grande formate section at ARTVERONA, October 16 - 20 2008, presented with Studio La Citta, Verona.
Video 3D of the installation here. Interview BVA in French : "« With our compliments, suspicious minds », ou bien « VIDEOS lustre-010-2008 » s’inscrit dans la série des « VIDEOS lustre ». Il s’agit d’un travail humain en perpétuelle mutation. L’installation est un dispositif hybride dans un lieu qui est aussi la taille de l’œuvre soit 8Mx4M ou une structure métallique circulaire est un objet, mi-sculpture, mi-architecture domine. À l’intérieur de cette chambre temporaire est suspendu un lustre de téléphones cellulaires qui scintillent de vidéos toutes différentes, mémoires prospectives du corps et du système du corps.L’œil de la camera se place au plus près de son sujet, en filmant de façon introspective les corps et autour des corps, tentant d’en refaire le dessin. Les regardeurs sont invites à pénétrer dans « cette capsule du temps » de 3M de hauteur sur 2.50M de largeur pour surfer sur le temps intermédiaire. Chaque personne approche ses yeux, son oreille autour de chaque mobile, est obligée de se déplacer, et de faire le tour de l’installation en se baissant ou en se mettant sur la pointe des pieds pour regarder chaque détail des vidéos. Il s’agit de réaliser avec cette œuvre une expérience d’introspection tout d’abord, en proposant au spectateur une expérience sensorielle plus intime qu’auparavant. Au sommet de cette cage ouverte, se trouve la reproduction d’une roue crantée de pédalier de bicyclette, organe mécanique rappelant qu’une des constante de la condition humaine est le nomadisme que a l’origine de la mobilité, il y a l’invention de la roue. Cela évoque aussi la pure énergie humaine en opposition à ce pourquoi les hommes se font aussi des guerres et se battent, s’acharnent, je veux parler de l’énergie vitale de chaque individu ou encore de façon plus étendue du pétrole, de l’eau, des ressources naturelles. Ou simplement des ressources humaines qui engendrent la guerre des réseaux devenus obsession collective et individuelle.Ici c’est un assemblage en trois dimension qui est en fait une peinture faite de differents matériaux ou les éléments changent de statuts. Les téléphones portables sont de nouveaux outils pour faire de la peinture. J’ai toujours pense qu’avec les vidéos réalisées avec des téléphones portables je faisais de la peinture. Certains critiques peuvent ne pas le voir de cette façon et pensent que je suis plus impliquée par l’utilisation de nouvelles technologies. Mais ce n’est pas le cas, je suis peintre et poursuit mon expérience de peintre avec de nouveaux multi medias. Est ce de la vidéo, de la photographie, de la sculpture ou les résidus d’une performance, d’un décor ? Dans le paysage de l’installation protéiforme, on trouve aussi une tresse de câbles électriques, réseau d’énergie qui nourrit un cocon en acier pose sur le sol, il s’agit d’un nouveau « VIDEOS lustre », super organisme encore plus organique. Cette tresse noire comme une chevelure géante qui ondule sur le sol a la rencontre de la structure métallique circulaire. Le fait d’avoir laisses apparents les chargeurs et les câbles électriques qui alimentent les téléphones insiste sur la notion du « ALWAYS ON » de notre monde toujours connecte. C’est une installation qui nous montre que la relation entre le corps et l’espace-temps change. Le langage numérique est partout présent Et il a profondément modifie notre perception du corps, modifie notre relation au voir, au toucher, à entendre. Notre perception de la distance, de la géographie, du langage est transformée. Chaque personne a une relation intime avec son téléphone mobile, appareil destine à transmettre et donc se reconnaît dans l’organe artificiel qu’est « VIDEOS lustre »." October 2008 (C) BVA
